Meetup / DojoClub « Innovation & Collectif » du 16-03-2016

Pour commencer, quelques explications pour ceux et celles pour qui le titre de cette chronique ne serait pas totalement clair….

Qu’est ce qu’un Meetup ?

Meetup, c’est un site qui permet de constituer ou de rejoindre des communautés de personnes autour d’intérêts communs. Très utilisés par les expatriés, ce site rencontre un franc succès en région nantaise dans son appropriation par les différentes communautés de professionnels, qui en ont fait l’outil idéal pour proposer des cycles de rencontres sur des thématiques tels que les méthodologies de Design, l’Economie circulaire, ou encore les technologies de développement Web.

Je ne peux que vous encourager à y jeter un coup d’oeil et à vous inscrire aux communautés de votre région actives autour de vos centres d’intérêts. A coup sûr de riches rencontres en perspectives !

Et le DojoClub, c’est quoi ?

Les DojoClubs sont des événements business organisés par le DojoGroup, « écosystème privé dédié aux entrepreneurs et à tous ceux qui les soutiennent » (comme il se décrit lui-même).
Ce groupe est présent en France et à l’international, et en particulier à Nantes où il met à disposition des freelances, TPE et Startups, un espace de CoWorking (DojoCrea) ainsi que différents services pour les aider à développer leur business.

Hier se tenait donc à Nantes un DojoClub sur le thème « Innovation et Collectif ».
Malgré un ordre du jour du Meetup insuffisamment détaillé pour attirer un large public, la promesse d’échanges autour de l’Innovation et des pratiques collaboratives avait néanmoins suffit à convaincre 8 participants de profils et d’horizons professionnels variés. Dommage pour ce petit raté d’ordre du jour, d’autant que je découvre à mon arrivée que la session promet d’être de qualité, puisque son animation est confiée à 2 membres du collectif des « artisans du changement », à savoir Nolwenn Belleguic (Consultante du Groupe Soregor) et Sacha Lopez (fondateur du Worklab, cabinet de conseil spécialiste des pratiques collaboratives).

Brisons la glace !

Afin de nous éviter un « claquage créatif », notre paire d’as du collaboratif propose aux 8 curieux que nous sommes d’échauffer notre créativité en nous demandant de se présenter… à coups de dés.
Pour ce faire, à l’aide du jeu StoryCube, nous bâtissons en live notre « mini-CV » sur la base de 3 images sélectionnées parmi les dés jetés.
Cette pratique simple et ludique s’avère efficace, puisqu’elle nous amène à faire preuve d’imagination pour rebondir sur les pictogrammes proposés et nous amène à nous présenter rapidement et de manière beaucoup plus personnelle qu’un traditionnel tour de table. Tellement personnelle que mon voisin de table retrouve même son prénom dans le pictogramme de l’ampoule représentée sur l’un de ses dés (Lyang », signifiant « lumière », en chinois) :)

Faisons preuve d’empathie !

Une fois bien échauffés, nous en venons au cas pratique, dont le contexte nous est présenté via une petite vidéo.
Il s’agit d’imaginer collectivement différentes manières d’aider à relancer un hôtel/restaurant en difficulté.

Afin de découvrir de nouvelles opportunités qui permettront à l’hôtel/restaurant de se différencier par ses produits et services, il est primordial de bien comprendre les enjeux et attentes de ses clients.
C’est le propre de nombreuses démarches d’innovation qui consistent à « mettre au centre » de la réflexion le client et ses usages.
Pour nous y aider, les animateurs nous proposent de co-construire des cartes d’empathie décrivant 3 profils de clients (touriste, professionnel, habitant du quartier).
Notez que le canevas de ces cartes d’empathie est disponible sur le Web et utilisable pour un travail collectif et à distance via le site Tuzzit.com.
Vous y trouverez d’ailleurs de nombreux autres canevas et outils utiles à aux différentes phases d’une démarche d’innovation, en particulier celle de partage de la problématique (business model canevas, etc).

Carte d'Empathie
DojoClub : prise en main de la carte d’empathie

Pour ma part, j’ai aimé réutiliser ce canevas que j’avais vu précédemment mais un peu oublié au profit de fiches Personas plus traditionnelles, mais j’ai aussi regretté que nous n’ayons pas le temps de plus approfondir la manière d’alimenter cet outil, étant donné que l’approche « se mettre à la place du client » donne rarement de bons résultats si elle n’est pas accompagnée d’une phase d’observation réelle du client.
En effet, c’est généralement la combinaison de méthodes de recherches dites « primaires » (études terrain : observation clients/shadowing, interviews,…) et secondaires (« j’exploite les informations déjà disponibles » : études de marché, compte-rendus d’analyses des traces des parcours client /verbatims, statistiques de sites,….) qui permet, après analyse, de constituer un profilage pertinent des clients (matérialisables ensuite sous forme de personas).

Le partage avec l’ensemble des participants des cartes d’empathie produites en binômes fut néanmoins l’occasion pour chacun de percevoir de manière plus globale les enjeux et contraintes clients auxquels l’hôtel/restaurant pourrait tenter de répondre.

Divergeons !

Vint ensuite la phase de recherche d’idées (innovation ou amélioration continue) permettant à l’hôtel/restaurant de « redresser la barre ».
Cette phase de « divergence » fut menée en 2 round de divergence.

Le premier, très classique, avec un brainstorming consistant à faire produire par tout le groupe un maximum d’idées (round de « purge »).
Les idées fusèrent et les post-its se noircirent, avec en bilan pas mal d’idées (une grosse quarantaine en 10′), mais assez peu de rebond créatif entre les participants et des idées intéressantes, mais peu disruptives.

Brainstorm
Fiers des idées collectivement produites !

La seconde phase, à mon sens la plus remarquable, consista à prendre le problème sous un angle un peu décalé : « quels moyens illégaux ou moralement répréhensibles pourriez-vous mettre en oeuvre pour aider l’Hôtel/Restaurant à se remettre à flot ? »
Ce simple changement de point de vue permit au groupe d’imaginer rapidement de nombreuses idées nouvelles, globalement plus « fun » et sortant davantage du cadre que celles issues du 1er round.
Il ne restait plus alors qu’à retravailler ces idées pour les transformer en « actions positives et légales ».
Par exemple, « assassiner un client et faire du buzz autour de l’existence d’une chambre hantée » -> « proposer des chambres à thèmes » ou « inviter une célébrité et faire du buzz autour de sa venue », etc.

Partageons !

En raison de l’heure tardive, nous avons dû stopper notre cas pratique au terme de cette phase de divergence, mais avons néanmoins pris le temps de partager quelques astuces permettant d’éviter de succomber au travers courant consistant à finalement laisser de côté, par facilité et peur de la nouveauté, les idées les plus disruptives lors des étapes ultérieures de catégorisation/priorisation des idées.
La décorrélation de l’établissement des critères de notation/sélection des idées et de la production des idées étant par exemple identifiée comme une piste intéressante à explorer.

 

A en croire les commentaires laissés ce matin par les participants sur le site Meetup, le mélange de « convivialité », « qualité », « découverte » et « partage » de cet atelier collaboratif a été très apprécié…. tout comme j’espère que vous aurez apprécié son résumé sur Dogether.

En attendant de prochains meetups, j’aurai plaisir à continuer à discuter « Innovation et Collaboratif » avec vous au travers de ce blog, qui est aussi le vôtre grâce aux remarques, questions et commentaires que vous voudrez y laisser. Alors, à tout de suite ?

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